La fille à la Vespa rouge

Passion et balades

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Une première chute…

On dit que, dans notre vie de motocycliste, on va sûrement échapper notre bolide au moins une fois. Voilà, ma première fois est arrivée au début de la semaine. Je te raconte ça!

Au départ, ce qui devait être un petit voyage de trois jours pour aller rencontrer des amis vespistes à Montréal s’est transformé en un voyage un peu plus long. Pas parce que je voulais rouler davantage, mais parce que j’ai pogné un vilain rhume et que je n’avais pas envie de faire 450 km en une seule journée. J’ai donc prolongé mon escapade en séparant mon retour sur deux jours. Toutefois, la vie avait décidé que je rentrerais finalement à la maison mardi.

Après être partie de Venise-en-Québec, je me baladais sur une route que je connais bien dans les Cantons-de-l’Est. C’est un bel itinéraire que j’ai déjà parcouru en 50 cc. Il passe par North Hatley, offre de magnifiques courbes et de superbes paysages. Quoi demander de mieux? Ah oui! De petites routes secondaires en gravier qui t’amènent dans des endroits plus magnifiques les uns que les autres.

Bref, mardi après-midi, après avoir traversé la ville de North Hatley, j’ai continué mon périple sur l’itinéraire que j’avais fait il y a quelques années. Cet itinéraire emprunte une route de gravier. En temps normal, je suis à l’aise sur le gravier et la terre. Je ne roule pas vite, j’évite les mouvements brusques et je suis prudente.

Toutefois, la route que j’ai empruntée en fin d’après-midi avait été recouverte, en plus du gravier, d’une épaisse couche de sable. Une vraie plage de Punta Cana! Le problème, c’est que la route descend. Au moment où j’ai réalisé qu’il y avait beaucoup trop de sable, j’étais déjà engagée dans la pente. J’ai donc opté pour continuer jusqu’en bas afin de faire demi-tour et remonter. Mais la vie a décidé que mon voyage se terminerait au bas de cette route. Il y avait environ quatre pouces de sable près du stationnement, et ma roue avant s’est tout simplement enfoncée dedans. Je me suis retrouvée couchée au sol avec ma Vespa.

On pourrait croire qu’une chute à 10 km/h, dans du sable en plus, ce n’est pas bien grave. Mais crois-le ou non, c’est violent en tabarouette! D’abord, c’est le bout de mon pied qui a percuté le sol, ensuite mon genou, puis mon épaule et finalement mon visage. Je te rassure, j’étais bien habillée. Je portais mon casque intégral, mon manteau ventilé avec des protecteurs aux épaules et aux coudes, mon pantalon avec des protecteurs aux hanches et aux genoux, ainsi que des chaussures fermées. Mais ça n’empêche pas que je me suis blessée. Rien de très grave, mais quand même. Je n’ai pas saigné, mais mon épaule a subi un traumatisme et j’ai plusieurs ecchymoses au genou droit. Heureusement, ma tête va très bien!

Je n’ose pas imaginer les dégâts sur mon corps si j’avais été habillée comme bon nombre de motards ou de vespistes que je croise lors des journées de 30 °C. J’aurais eu une plaie au menton et au nez, une épaule et un genou ensanglantés, et probablement les orteils complètement éraflés. En fait, j’aurais sûrement eu droit à la fameuse « brosse à cailloux » pour enlever tout le sable et le gravier des plaies à l’hôpital. À la place, je me suis relevée sans la moindre égratignure. Poussiéreuse, certes. Endolorie, oui. Blessée dans mon orgueil, assurément. Mais je n’ai pas eu besoin de repartir en ambulance, et pour ça, merci!

Je pense que je ne sensibiliserai jamais assez les gens à l’importance de porter un équipement adéquat lorsqu’ils font de la moto, du scooter ou du Spyder… ou même de la trottinette électrique. Mon Dieu que ça va vite, ces affaires-là! Un traumatisme musculaire, ça guérit avec le temps et ça ne laisse pas de cicatrices. Glisser sur de l’asphalte brûlante par une journée d’été à 30 °C, ça laisse ta peau sur le bord de la route. Je sais que l’image n’est pas agréable à imaginer, mais c’est malheureusement la réalité.

Maintenant, tu te demandes sûrement : « Mais ta Vespa, elle? »

En fait, je n’en sais rien pour le moment. Après la chute, j’ai appelé le CAA. Nous avons fait transporter ma Vespa à Sherbrooke afin qu’elle soit évaluée. En ce moment, j’attends le verdict pour savoir s’ils pourront la réparer ou si elle finira malheureusement ses jours à la ferraille. Ma belle Vespa affichait 33 000 km au compteur. C’est certain que ça ne joue pas vraiment en sa faveur. Mais on verra bien.

En attendant, je réfléchis à la suite.

Si elle doit partir au paradis des Vespa, je la remplacerai probablement par une 300 cc. S’ils peuvent la réparer, je vais faire effectuer le minimum nécessaire afin de terminer ma saison, puis je m’occuperai de l’esthétique durant l’hiver prochain.

Ça reste à suivre. Sur ce, sois prudent sur la route, que ce soit sur l’asphalte ou sur le gravier. Et évite le sable… fais-moi confiance! 😉 Les pits de sable, ce n’est vraiment pas fait pour une Vespa. Bon été!

Et suis-moi sur YouTube (@lafillealavesparouge), Instagram (@vesparouge.laloo) et TikTok (@vesparouge.laloo) pour suivre mes balades. Je publierai également prochainement un petit résumé de mon voyage en Gaspésie, réalisé au début du mois de juin.

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